✿ May ✿
( the force be with you)
À vrai dire , cette newsletter est un peu difficile à écrire, je ne sais même pas par où commencer et j’ai envie de la faire court.
J’ai dû quitter Paris, suite à un concours de circonstances digne d’un roman (qui sait , un jour, j’écrirai peut-être l’histoire de ma vie et ça sera comme un film Netflix : tellement de rebondissements qu’on en perd le fil, pas trop de sens mais c’est distrayant.)
Donc, je me retrouve dans un lieu splendide, un rêve d’artiste, la nature à la perte de vue, pas d’ humains dans le coin, calme, tranquillité et tout le confort nécessaire pour une vie simple.
Cette situation, je la compare à des vacances forcées. C’est un peu ambigu: les «vacances » c’est cool, c’est super, on se repose et « forcées »: cela veut dire que notre vie battait son plein et n’avait pas besoin de vacances.
Me retrouver dans ce refuge est salvateur parce que j’ai vraiment besoin du temps pour me sécher après le cycle d’essorage infernal à 3500 tours que j’ai subi au mois d’avril.
Et comme toujours la nature et mon art me prennent par les bras et m’amènent dans des mondes imaginaires, remplis de fleurs et de couleurs.
D’ailleurs, une des cartes postales de ma nouvelle collection chez My365 est une parfaite Illustration de ma vie actuelle.



J’essaie de voir cette situation d’un point de vue positif, j’essaye de relativiser, mais c’est vrai que d’être arrachée au cours de sa vie, de laisser une maison dans laquelle j’ai vécu 16 ans, d’avoir dû annuler les évènements IRL qui ont été prévus de longue date… ça demande du temps de digestion et de réflexion…et de nouvelle organisation !
Pour oublier les moments négatifs, rien de tel que de se mettre dans le flow créatif.
Et pour se mettre dans le flow créatif rien de tel qu’un geste répétitif.
Cette belle transition tout en rime, nous amène à
mon challenge créatif en partenariat avec Rougier et Plé (c’est drôle parce que je l’ai imaginé dans ce même refuge où je me trouve maintenant, il y a quelques mois. C’est sûrement la simplicité de ce lieu qui m’a inspirée la simplicité de ce challenge. ) J’ai vraiment hâte de découvrir vos interprétations.
Voilà, j’ai envie de terminer cette lettre avec ce proverbe russe :
Il n'y aurait pas de bonheur si le malheur n'y avait pas aidé.








Je ressent la volonté de voir le beau dans le dur. Ce que je vois c'est qu'au moins c'est la belle saison pour poser ses valises quelque part. La nature est un bon remède et j'espère qu'elle parviendra à adoucir la rudesse d'un changement forcé.
Je suis désolée pour toi Julie. Je te souhaite du courage pour affronter cette situation qui ne semble pas facile du tout... Merci pour ce concours, vive les petits traits !!